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1. Origine :
L’origine de la fête de Noël, telle que nous la connaissons,
remonte aux premiers temps du christianisme.
A cette époque, l’Eglise n’existait pas, et il y
avait autant de petites Eglises locales que de communautés de
chrétiens. Il n’existait donc pas de dogme et uniquement
une tradition orale.
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Mais le christianisme n’était certes pas la seule religion
du monde oriental à faire les yeux doux au monde occidental.
En effet, les légions romaines étaient en contact avec de nombreuses
formes religieuses au moins aussi tentantes que le christianisme
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Le culte de Cybèle et d’Atys, c'est-à-dire le culte
de la Grande Mère et de son fils, ou amant, était très
populaire dans l’Empire romain. Ce culte était très
important, non seulement à Rome et en Italie, mais également
dans les provinces d’Afrique, de Gaule, en Espagne,
au Portugal, en Allemagne et même en Bulgarie.
Et ce culte a même duré au-delà du choix de la religion
chrétienne par l’empereur Constantin. |
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L ’autre grand culte
"concurrent" était celui de Mithra, l’ancienne divinité
perse. Là également, on a retrouvé des monuments partout
dans l’Empire romain. Pour les doctrines comme pour
les rites, le culte de Mithra semble avoir présenté de
nombreux points communs avec la religion de la Mère des
dieux, mais aussi avec le christianisme. |
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Ces ressemblances avaient été notées
par les docteurs de l’Eglise qui y voyaient l’oeuvre
du diable.
Sans entrer dans les détails, on peut dire que le culte
de Mithra a été pour le christianisme un rival sérieux
dès lors qu’il avait un culte solennel et qu’il
professait des aspirations à la pureté morale et un espoir
en l’immortalité. |
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Le résultat du conflit entre le christianisme et le culte
de Mithra semble avoir été en balance. Actuellement, on sait
que la fête de Noël chrétienne est un emprunt direct à la
religion rivale.
Dans le calendrier julien, on regardait le 25 décembre comme
le solstice d’hiver. On y voyait la nativité du soleil
parce que les jours commencent à s’allonger. Ce rituel
de la nativité du soleil nous a été décrit par plusieurs auteurs
de l’Antiquité. On sait ainsi que les fidèles se retiraient
dans des sanctuaires cachés d’où ils sortaient à minuit
en criant : "La Vierge a enfanté ! La lumière croît !".
Les Egyptiens représentaient même le soleil nouveau-né par
l’image d’un petit enfant.
La Vierge qui avait ainsi conçu et qui mettait au monde un
enfant le 25 décembre, était sans doute la Grande Déesse orientale
que les sémites appelaient la Vierge Céleste ou tout simplement
la Déesse Céleste. elle était, dans les pays sémitiques, une
forme d’Astarté.
Or, les fidèles de Mithra identifiaient leur dieu avec le
soleil, le Sol Invictus. Et sa naissance tombait le
25 décembre.
Les évangiles ne disent rien sur le jour de naissance de Jésus
et l’Eglise primitive ne la célébrait donc pas. Avec
le temps, cependant, les chrétiens d’Egypte en vinrent
à considérer le 6 janvier comme la date de la Nativité. C’est
ainsi qu’on en vint à commémorer la naissance de Jésus
et à partir du IVe siècle ce devint une coutume universelle
en Orient.
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Mais
à la fin du IIIe siècle ou au début du IVe, l’Eglise
d’Occident, qui n’avait pas reconnu le 6 janvier
comme date de la Nativité, adopta la date du 25 décembre.
L’Eglise d’Orient se rangera plus tard à cette
décision. Le changement ne fut pas introduit à Antioche avant
l’an 375.
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Pourquoi
l’Eglise a-t-elle décidé de célébrer la Noël ?
Probablement parce que des chrétiens participaient aux fêtes
païennes et qu’il valait mieux adopter la même fête plutôt
que de lutter contre des traditions immémoriales.
Faire naître Jésus le 25 décembre privait le soleil de ses adorateurs…
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2.
Les textes
Les évangiles sont muets quant au lieu et à la date de naissance
de Jésus.
L’évangile selon Marc commence au baptême de Jésus dans
le Jourdain et mentionne seulement que Jésus venait de Nazareth
en Galilée, où sa mère, ses frères et ses soeurs vivaient encore.
Jean fait pratiquement commencer son évangile au même événement.
Il signale cependant qu’au moment où se constitue le groupe
des apôtres, l’un deux Nathanël/Barthélémy, hésite un
moment à s’y joindre parce que, objecte-t-il, "peut-il
sortir quelque chose de Nazareth quelque chose de bon ?".
Cette naissance à Nazareth ne cadrait pas avec les prophéties
qui avaient annoncé que le Messie naîtrait à Bethléem et serait
de la race de David. C’est pour résoudre ce petit problème
que les évangiles selon Matthieu et Luc, dans leur prologue,
font naître Jésus à Bethléem. On admet généralement actuellement
que ces prologues ont été ajoutés par la suite pour répondre
aux besoins des missionnaires qui s’efforçaient de convertir
les Juifs.
D’autre part, il existe une explication "ésotérique" à
l’association de Jésus et de Nazareth.
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3.
L’institution de la fête de Noël
Les premières versions des évangiles racontaient la vie de
Jésus depuis son baptême jusqu’à sa résurrection. Les
récits dits "de l’enfance" sont donc plus tardifs.
La date du 25 décembre était très importante dans l’Empire
romain parce qu’on célébrait la naissance de Mithra
(très populaire chez de nombreux légionnaires), mais aussi
parce que c’était la date symbolique de la naissance
de l’empereur romain considéré comme un dieu incarné
depuis le règne d’Aurélien en 275.
Après la conversion de l’empire romain au christianisme,
la date du 25 décembre a donc seulement changé d’affectation.
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Les cérémonies de la fête de Noël est officiellement codifiée
par l’empereur Théodose en 425. Elle est devenue exclusivement
chrétienne.
En 506, le concile d’Agde en fait une fête d’obligation.
En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.
Ensuite, la pratique romaine est appliquée dans tout l’Empire.
461, saint Patrick l’institue en Irlande
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604, saint Augustin de Canterbury en Angleterre
615, saint Colomban en Suisse
754, saint Boniface en Allemagne
865, saint Ansgar dans les pays scandinaves
865, saint Cyrille dans les pays slaves
997, saint Adalbert en Hongrie
à partir du XIIe siècle, Noël devient la plus grande fête dans
l’Occident chrétien.
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Petit
à petit l’imaginaire religieux trouvera dans la Bible,
dans les évangiles et surtout dans la Apocryphes, des éléments
qui viennent composer le paysage mythologique que nous connaissons.
En 440, le pape Sixte III décide de célébrer la messe de Noël
à minuit, dans une petite chapelle de Sainte-Marie-Majeure
qu’il avait fait construire en forme de grotte.
La pratique des Trois Messes a été imposé par Charlemagne.
C’est ainsi que s'est instituée la coutume de ne pas
dormir durant cette nuit de Noël.
Il faut encore savoir que le 24 décembre, les Grecs célébraient
Adam et Eve, considérés comme des saints de l'Ancien Testament.
L'idée d'y ajouter la naissance du soleil venait en quelque
sorte achever le symbole de la création de l'humanité.
Dans les pays germaniques, l'arbre de la Tentation était figuré
par un sapin couvert de pommes rouges. C'est là que se situe
l'ancêtre de notre sapin de Noël actuel.
L'idée est celle-ci : l'arbre qui a provoqué la perte de '’humanité
est planté à côté de la crèche car Jésus vient racheter l'humanité
par là même où elle avait chuté.
4. La symbolique
Les idées majeures sont celles-ci :
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Les Anciens, respectueux de la Tradition, considéraient
le temps comme étant cyclique et non linéaire. Les fêtes
n’étaient pas de simples commémorations, de simples
anniversaires, mais des réactualisations d’événements
qui s’étaient produit in illo tempore
Le christianisme est la forme particulière qu'adopte la
Tradition primordiale pour s'adresser à la compréhension
de l'homme occidental
Les fêtes chrétiennes se calquent donc sur les anciennes
fêtes dites païennes. C'est ainsi que les fêtes des deux
saints Jean prennent la place des deux fêtes du dieu Janus.
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La lumière
Noël et le solstice d'Hiver se fêtent au moment où le
soleil atteint son point le plus bas sur l’horizon, au
moment où les nuits sont les plus longues.
La lumière extérieure a entièrement disparu dans les profondeurs
de la Terre. Nous sommes à une saison où la lumière de l'Eté
n'est plus qu'un souvenir et pas encore un espoir.
Cette période est parfaitement adaptée à l'introspection. C’est
le moment d’accompagner la lumière vers l'intérieur de
nous-mêmes pour y éclairer les parties obscures dont nous n'avons
pas trop conscience.
C'est le moment du petit feu intérieur, celui qui demeure malgré
les tempêtes et le froid extérieur. C'est la fête de la lumière
retirée dans les ténèbres.
C'est cette lumière que l'on retrouve dans les bougies du sapin
ou sur celles de la couronne de la déesse Freya nordique.
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C'est encore ce feu que l'on va retrouver dans la symbolisme
de la bûche de Noël. C'est cette bûche que l'on allumait jadis
à minuit, durant la nuit de Noël, et qui était censée protéger
la maison durant toute l'année contre l'incendie. Ceci provient
des anciennes traditions celtiques. Ils choisissaient une
grosse bûche enrubannée et décorée par la maîtresse de maison.
L'enfant le plus jeune la badigeonnait d'eau-de-vie. L'aîné
l'installait sur un échafaudage de petit bois et de brindilles
avant d'y mettre le feu avec un tison venant de la Saint-Jean
d'Eté précédente.
En brûlant, la bûche restitue la chaleur et la lumière solaire
enfouie dans le bois. C'est ainsi que le soleil invaincu est
présent à Noël !
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La crèche
Elle est beaucoup plus récente que la fête de Noël qui lui
a donné le jour.
Dès le IIIe siècle , les chrétiens vénèrent une crèche dans
une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu témoin
de la Nativité.
Au Moyen Age , les pièces de théâtres et les représentations
scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient
en général assez crues, animées et équivoques. Les débordements
qui les entouraient étaient incontrolables. Leur contenu,
symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites
païens. Au lieu d'interdire formellement ces pratiques païennes,
l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants
qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon
les données des Evangiles de Matthieu et de Luc.
Les toutes premières représentations de la Nativité apparaissent
en France au IVe siècle. Au musée d'art chrétien d'Arles se
voit un Enfant Jésus couché dans son berceau, avec Marie à
ses côtés - sans Joseph -, visité par un berger avec sa houlette,
et encadré par un âne et un boeuf. Ce même motif se retrouve
à Rome sur une peinture murale datée de 380.
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La paternité de la première crèche est généralement attribuée
à saint François d'Assise. Ce qui certain, c'est que la crèche
vient d'Italie. Elle n'apparaît en France qu'au XVIe siècle.
Elle se répand ensuite en Provence (Santons).
Dans la crèche, Jésus est souvent représenté sur un tapis de
lichens et de mousses. Ainsi, celui qui va inaugurer un monde
nouveau est, dès le départ, entouré de plantes pionnières, capables
de s'adapter aux différents terrains. Ces plantes s'installent
en effet dans les milieux les plus arides, sur les rochers,
sur les terres récemment libérées des glaciers et des banquises.
Elles constituent les premières têtes de pont du monde vivant.
Pour que les autres plantes puissent s'installer, ces pionniers
doivent mourir.
En France, l'interdiction, faite pendant la Révolution de présenter
en public des scènes religieuses, favorise le développement
des crèches domestiques et le commerce des petits personnages
parmi lesquels des bergères aux joues roses en costume du XVIIIe
siècle.
Puis au fur et à mesure, les crèches s'inspirent de la vie locale.
Dans un style naïf, les artisans évoquent des personnages typiques
de la région ou du village ou des défunts de la famille. A partir
du XIXe siècle, la crèche provencale devient la plus populaire.
Elle finit par repésenter tous les métiers de l'époque en costume
local des années 1820 à 1850. Ces petits santons rappellent
la simplicité orginelle de la grotte de Bethléem.
La crèche restera dans nos maisons jusqu'au 2 février, date
de la présentation de Jésus au Temple.
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Le sapin
L'arbre de Noël est un conifère à feuilles persistantes qui
fait écho à l'arbre de mai. La tradition de l'arbre de Noël
nous vient d'Europe du Nord où tous les arbres ont déjà perdu
leurs feuilles sauf les conifères. Il s'agit d'ailleurs le
plus souvent d'un épicéa et non d'un sapin.
Le sapin est à l'image de la terre gelée comme pierre. Il
ressemble au monde minéral et cristallin.
Dans les pays scandinaves, le sapin illuminé était symbole
de continuité, de permanence et de renouveau.
Dans le calendrier des arbres celtiques, chacun des 13 mois
lunaire de 28 jours était dédié à un arbre. Il existait déjà
un rite lors des fêtes du solstice d'hiver (Yule) : on décorait
un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du
blé.
Le 24 décembre, jour de la renaissance du soleil, était dédié
à l'épicéa, l'arbre de l'enfantement. D'où la pratique de
planter un épicéa le jour de la naissance d’un enfant.
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En
France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie
Leszcynska, femme de Louis XV en 1738.
En fait, ni le sapin, ni l'épicéa, ne sont des arbres
de plaine. On aurait donc pu choisir le houx qui est , avec
le buis, la seule espèce arborescente sauvage des forêts de
plaine à ne pas perdre ses feuilles.
Jusque dans les années 1950 c'est l'Allemagne et les pays d'Europe
de l'est qui restent le coeur de production des ornements d'art.
Les artisans travaillaient de nombreaux matériaux comme le verre
soufflé, filé, moulé, le métal, la cire et le bois. On fabriquait
aussi des petits personnages en coton, des cheveux d'anges métalliques
(origine lyonnaise). La boule de Noël qui décore les sapins
est née à Meisenthal en Moselle. Traditionnellement, on y accrochait
des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y
eu plus de pommes. Un artisan verrier eut l'idée pour donner
quand même un peu de joie à la fête de créer des boules représentant
une pomme et d'autres fruits.
La boule de Noël était née.
Le houx
Il est une sorte d'arbre de Noël miniature avec ses
feuilles piquantes et ses petits fruits rouges comme des boules
de Noël.
Aux yeux des premiers chrétiens du Nord de l'Europe, cet arbre
était le symbole du Buisson Ardent de Moïse. Ses baies rouges
ressemblant à des gouttes de sang symbolisaient la couronne
d'épines. |
Le
houx est une plante capable de s'adapter à tous les climats.
Ses épines la protègent du bétail et elle recouvre ses feuilles
d'une épaisse couche de cire qui les protège contre l'hiver
durant lequel elles limitent leur transpiration (comme le font
les conifères). Incapables de blinder leurs feuilles, les autres
arbres préfèrent les perdre, ce qui leur évite de transpirer
et d'avoir donc à puiser de l'eau dans un sol durci par le gel.
Le houx se comporte donc comme le sapin de Noël et comme le
yeuse méditerranéen.
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Le Père Noël
C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.
On retrouve dans la représentation du Père Noël tout
ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas
:
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de
fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau
tiré par des rênes, Saint Nicoals voyageait sur le dos d'un
âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les
enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour
le Père Noël et une carotte pour son âne.
En 1809, l'écrivain Washington Irving parle pour la première
fois des déplacements aériens de Saint-Nicolas pour la traditionnelle
distribution des cadeaux.
Ensuite 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit
un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage
sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par
huit rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant, remplaça la
mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre
d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé
par 8 rennes fringuants.
C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni
en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices
de cadeaux.
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En
1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël
au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant,
sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle
Nord jusqu'aux États-Unis. L'année suivante, l'écrivain américain
George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture
de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est
cachée dans la glace et la neige du pôle Nord". (
Théories "scientifiques" sur l'existence du Père Noël )
C'est en 1931 , que le père Noël prit finalement une toute nouvelle
allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie
Coca-Cola . Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le
père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi
plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant,
une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.
La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une
tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France,
le père Noël a conservé une longue robe rouge.
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Et
si le Père Noël était un Roi mage ?
Une légende russe raconte qu'il existe un 4e
Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des
rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans
il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux
les enfants qu'il rencontre en cours de route.
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5.
Epiphanie
On a donc deux fêtes identiques : Noël et l'Epiphanie, célébrées
la première en Occident le 25 décembre, l'autre en Orient le
6 janvier.
Ces deux fêtes sont séparées par 12 jours séparés par le 1er
janvier qui était, chez les Romains, le Jour de l'An.
En fait, ces deux fêtes ne sont pas exactement les mêmes :
La première fête la naissance de Jésus dans une grotte, en plein
coeur de l'hiver et de la nuit. Les seules témoins sont les
bergers
La seconde est marquée par la présence des Rois Mages venus
d'Orient, symboles des pays sur lesquels le Christ va régner.
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Les
présents des Rois Mages étaient :
Or : présent des rois
Encens : présent des dieux et des prêtres, fait fuir
les fantômes et les mauvais esprits
Myrrhe : sert à l'embaumement et donc permet de renaître
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Ces
12 jours qui s’appelaient autrefois les "12 petits mois"
ou les "12 jours" représentent le temps nécessaire pour la maturation
du soleil.
De tout temps, et bien avant le christianisme, ces 12 jours
étaient symbole de bouleversement, de passage. C'est le temps
nécessaire à la transformation.
Durant ces 12 jours, alors que la vie reprend dans la profondeur
des choses, le monde semble s'arrêter. Toutes les forces sont
tendues dans l’attente du redémarrage de la nature. Et
donc, toutes les activités humaines doivent également s'arrêter
: on arrête les roues, les moulins, bref, tout ce qui rappelle
la roue des mois.
C'était la période où se situait la fête des Fous.
Le 6 janvier était la fête de Bacchus, de Dionysos, d'Osiris,
etc., c'est-à-dire des dieux du renouveau de la Nature.
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